EPI : comment choisir et faire porter les équipements de protection individuelle
Le port effectif des EPI reste le maillon faible de nombreuses démarches de prévention. Méthode de sélection, implication des salariés et suivi : le guide pour des équipements réellement portés.
L'équipement de protection individuelle (EPI) constitue la dernière barrière entre le salarié et le risque, lorsque la prévention collective ne suffit pas. Pourtant, le taux de port effectif reste souvent inférieur à 70 % sur le terrain. Voici comment inverser la tendance.
Partir de l'évaluation des risques
Le choix d'un EPI ne s'improvise pas : il découle directement du document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP). Chaque risque résiduel — chimique, mécanique, sonore, chute de hauteur — appelle un type d'équipement normé spécifique.
Impliquer les porteurs dès la sélection
Un EPI inconfortable ne sera pas porté. Associez les salariés aux essais : plusieurs modèles, plusieurs tailles, une période de test réelle. Le confort, l'ajustement et la compatibilité entre EPI (casque + lunettes + protection auditive) sont déterminants pour l'adhésion.
Former, vérifier, entretenir
La mise à disposition ne suffit pas : l'employeur doit former au port correct, vérifier l'état des équipements et organiser leur remplacement. Un registre de suivi des EPI permet de tracer les dotations et les contrôles périodiques.
Trois leviers d'adhésion
- L'exemplarité de l'encadrement : un responsable qui ne porte pas son casque ruine la consigne.
- Le rappel visuel sur site : pictogrammes, signalétique à l'entrée des zones à risque.
- Le dialogue plutôt que la sanction : comprendre pourquoi un EPI n'est pas porté avant de sanctionner.
En résumé
Un EPI efficace est un EPI adapté, confortable et porté. La réussite tient autant à la qualité du matériel qu'à la démarche d'implication qui l'accompagne.
Questions fréquentes
Qui finance les EPI ?
Un salarié peut-il refuser de porter un EPI ?
Jean-Marc Schneider
Responsable prévention au sein de la Plateforme QS+, Jean-Marc accompagne depuis quinze ans donneurs d'ordres et entreprises prestataires dans la maîtrise des risques professionnels en coactivité.